DIRTY DIAMONDS II TRACK BY TRACK 01. MOONDOG “Voices of spring” (1969) Moondog était une sorte de clochard céleste aveugle qui errait à Time square avec un casque de viking. C’était également un musicien de génie qui, avant d’être pillé par les producteurs électro (Mr Scruff notamment), sortait chez Blue Note des disques très personnels mélangeant enregistrements capturés dans les rues de New York et pièces courtes dépassant rarement les deux minutes. De par son apparente simplicité et sa concision, ce morceau ne ressemble à rien de connu, il ne vieillira donc jamais. 02. THE KONKI DUET “On dort mieux quand il pleut” (2004) Les Konki Duet sont, comme leur nom de l’indique pas, un trio de filles parisiennes. Elles donnent avec ce morceau faussement naïf une brillante définition de la pop post-electronica : beaucoup de sensibilité, pas de sound design superflu et un maîtrise parfaite des formats courts (un minute pour ce morceau). 03. WILLIAM SHELLER “Lux aeterna - introit” (1970) Rencontre parfaite entre l’orchestre symphonique et le groupe rock (une des grandes tentations des années 70) Lux Aeterna est le premier disque publié par William Sheller, Mais c’est surtout une messe de mariage qu’il composa pour des amis qui s’unissaient. Un ovni sonore redécouvert 20 ans plus tard par Dan the Automator pour son projet de rap futuriste Deltron 3030. 04. SA RA “Glorious” (2004) Comme un écho au low funk baroque de William Sheller, les New Yorkais de Sa Ra offrent un condensé de fatness en 4 minutes : un instrumental truffé de sub bass saturées sur lesquelles interviennent des voix à la ferveur christique… Glorious est un hymne soul futuriste qui devrait ouvrir à ses créateurs la porte du paradis : Gilles Peterson leur a déjà donné sa bénédiction. 05. SIMON DUPREE AND THE BIG SOUND “Kites” (1967) Kites fut l’unique tube de Simon Dupree & the big sound, modeste groupe de r’n’b anglais qui s’essaya ici avec bonheur au psychédélisme alors en vogue. Cette déclaration d’amour via cerfs-volants est ponctuée par un poème en chinois récité par une actrice nommée Jacqui Chan. La plupart des auditeurs chinois s’accordent pour le trouver adorable mais incompréhensible. 06. NINO ROTA “O venezia, venaga, venusia” (1976) Dernière collaboration avec Federico Fellini, la bande originale composée pour son Casanova est l’ultime chef d’œuvre de Nino Rota. Lugubre et magique, O Venezia, venaga, venusia est une invitation maléfique à la mélancolie. Nino Rota développe ici, avec un degré de sophistication inégalable, son goût pour l’expérimentation baroque. 07. AIR “Alpha beta gaga (jackson remix)” (2004) Un remix superbe et très personnel puisqu’on reconnaît à peine le morceau original : voilà une preuve de plus du talent de Jackson, jeune producteur français qui, après quelques maxis multiplie les remixes convaincants. 08. JOHN FOXX “Metal beat” (1981) Fondateur d’Ultravox première manière, John Foxx s’échappa très vite du groupe pour composer en solo. Son premier album Metamatic fut l’un des meilleurs manifeste d’un idéal pop synthétique et romantique so 80’s. Metal Beat devint ainsi l’hymne d’une génération qui préférait la lumière artificielle des néons à celle des bougies artisanales parfumées. 09. I MONSTER “these are our children” (2003) Fans hardcore des productions de la Hammer, Dean Honer et Jarrod Gosling se rencontrent à Sheffield au milieu des années 90 et décident de composer à l’aide de leurs synthés vintage des musiques pour des films d’horreurs qui n’existent pas. Premier résultat conséquent de ces jams électroniques, These are our children s’impose comme la bande son vénéneuse d’un « Giallo » (thriller horrifique italien) fantasmé à l’anglaise. 10. ARTHUR RUSSELL “see through love” (1986) Impossible de ne pas saluer ici ce producteur New Yorkais qui représente un exemple parfait de l’alliance entre musique savante (il a collaboré entre autre avec Philip Glass, Allen Ginsberg, David Byrne, Rhys Chatham) et musique de club, puisqu’il a produit quelques éternels classiques disco sous divers pseudos (Loose Joints, Lola, Dinosaur L…). Avec See through love, c’est à la facette intimiste d’Arthur Russel que nous rendons ici hommage. 11. THE PASTELS “wilderness end theme” (2003) Groupe pop séminal, les Pastels ont sorti l’année dernière un album sublime et injustement passé inaperçu. Wilderness end theme n’en reste pas moins un beau moment de pop sensible et pas formatée, qui nous donne l’occasion d’hurler notre amour pour les chœurs d’enfants. 12. MARTIN L GORE “compulsion” (1989) Artisan d’une des machines de guerre les plus sophistiquée de son époque (Depeche Mode) Martin Gore nous invitait en 1989 à visiter son atelier de fabrication. Album de reprises obscures, Counterfeit dévoile l’intimité d’un Martin Gore qui réinvente le gospel à l’ombre de ses synthétiseurs. Cette cover de Joe Crow prouve également que notre homme est un chanteur d’exception. 13. FRANKIE KNUCKLES “your love” (1989) Your love est la face B du classique Baby wants to ride sorti sur Trax en 1989. Tout simplement la quintessence de la musique de club (à nos yeux) : ce morceau pue le sexe tout en restant très chic et d’une imparable efficacité. Frankie Knuckles nous rappelle au passage que la sensualité n’aurait jamais dû quitter les dancefloors. Promis, on ne l’oubliera pas. 14. YELLO “daily disco” (1981) Deux excentriques zurichois à moustache, l’un milliardaire (Dieter Meier) et l’autre pas (Boris Blank), décident à l’aube des 80’s de s’amuser à revisiter le disco sous le nom de Yello. Signé sur Ralph Records, le label des Residents, le duo se fera le promoteur jusqu’au Etats-Unis d’une euro dance expérimentale (et ludique) assez unique en son genre. Daily Disco en est l’un des exemples les plus extravagants. 15. CHICKEN LIPS “Do it proper (maurice fulton mix)” (2003) Un remix pour saluer ici deux des meilleurs producteurs de la musique à danser de ses dernières années. Chicken Lips pour leur efficacité disco et leur science des effets (dub, écho, delays) et Maurice Fulton parce qu’il est l’un des producteurs américains les plus originaux du circuit. Un remix de Maurice Fulton ce n’est pas trois boucles qui tournent pendant 6 minutes, mais un vrai morceau évolutif où il se passe tout le temps quelque chose… 16. OUT HUD “hair dude, you're stepping on my mystique” (2003) Out Hud évolue au sein de la galaxie (la secte ?) alter-mondialiste Kranky (le label de Godspeed you black emperor) et ça s’entend : Leur rock sombre et psyché plane dur mais groove aussi méchamment. Les amateurs de LCD Sound System et !!! viennent de trouver de nouveaux amis… 17. MONEY PENNY PROJECT “le cercle (the swiss poney remix by Octet)” (2004) Que dire ? Octet alias Benjamin Morando participe au tracklist de ces compilations, mais nous avons intégré ce morceau à son corps défendant. Parce que nous trouvons tout simplement ce remix incroyable. Parce qu’il raconte une histoire. Parce qu’il prouve qu’Octet sait retourner les dancefloors et pas seulement les amateurs d’electronica. Beck ne s’y est pas trompé et vient de lui demander de remixer un des singles de son prochain album… 18. HARRY NILSSON “one” (1968) Difficile d’avoir été désigné par John Lennon et Paul McCartney comme l’un des meilleurs artistes de son époque. Harry Nilsson surmonta néanmoins ce handicap et devint avec les reprises de Everybody’s talking et Without you un chanteur populaire. One, méditation magnétique sur la solitude, est par son intensité et sa simplicité l’une de ses compositions les plus saisissantes. Infos / Booking / D*I*R*T*Y : hello@d-i-r-t-y.com Label / Diamondtraxx : nicolas@diamondtraxx.com Distribution France : david@discograph.com Distribution abroad : bruno@discograph.com